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24 novembre

Nantes

Ah Nantes et ses rivages, son éléphant, le passage de la Pommeraye (je crois), ses gâteries, ses habitants aimables. Deux jours à NAntes m'ont presque convaincue que je pourrais y habiter. Il y règne un petit air de Pays-Bas qui me plaît.
Je regarde les appartements à acheter, bref je rêve comme toujours.
14 novembre

Moi et les autres

J'aime écrire sur moi, et oui, je connais bien le sujet. Je peux même dire que je le maîtrise.
Je voudrais pouvoir écrire sur un tas d'autre choses mais j'ai une difficulté certaine à avoir des idées bien arrêtées sur ce que je pense.
Quand j'étais jeune, j'avais parfois honte de mes goûts qui ne correspondaient pas à ceux des autres. Si aujourd'hui, je m'en moque éperdument je ne vois pas l'intérêt d'écrire sur ce qui se passe en France, d'autres le font tellement mieux. Et finalement, ça ne m'interresse pas de parler du président, de sa femme ou de ses ministres. Parfois tout  de même, j'ai des idéesd'écriture sur les autres mais elles me viennent de mon travail et ce n'est pas facile d'en parler, ce n'est pas le moment encore, certainement.
Mais l'autre jour, j'ai eu une idée, j'ai vu le titre d'un article avec la photographie qui allait avec. Les français deviennent de plus en plus gros (c'était dans ce genre là) la photo montrait des femmes (tiens !) de dos énormes.
Automatiquement, un souvenir m'est revenu à la mémoire. Une de mes collègue m'avait raconté qu'elle n'avait jamais été aussi potelée que lorsqu'elle avait été pauvre.
Tu comprends,m'a-t-elle dit moins tu as d'argent, plus tu manges ce qu'il y a de moins cher et en général ce ne sont pas les légumes.
C'est l'idée qui m'est revenue à la mémoire.
09 novembre

L'eau

Etre dans l'eau, c'est quoi ?
C'est être habillée d'eau sans avoir à être gênée dans ses mouvements. C'est avoir collé à soi et partout en même temps une matière autre que l'air.
C'est être aussi forcément plus légère que sur terre tout en étant sur cette terre tout de même.
C'est glisser de tout son corps, il n'y a que là que l'on peut glisser de cette façon. C'est être entre deux mondes.
Entrer dans l'eau c'est comme déguster du chocolat, la tension tombe et le plaisir est là. Être dans l'eau c'est embrasser quelque chose.
Je ne sais pas quoi.
 
 
J'aime bien dire n'importe quoi, des fois.
08 novembre

L'eau

Après avoir lu le billet de drôle de bonhomme, j'ai eu envie moi aussi de parler de mon rapport à l'eau.
Je crois que j'ai toujours aimé l'eau depuis mon plus jeune âge.
J'allais à la mer tous les étés, en Normandie tout d'abord ; l'eau froide ne me posait aucun problème. Ensuite, ce fut l'océan atlantique et les vagues me roulaient et m'essoraient contre les galets sans que j'en fusse dégoûtée.
Enfin adulte, je continuais à nager à la piscine ou bien lors de séjours au bord de la mer.
Arriva pourtant une période de ma vie où j'allais mal et je fis plusieurs fois le rêve que je me noyais dans une eau sombre. Je me réveillais apeurée à chaque fois. Ce rêve qui était une métaphore tout à fait claire de ma situation m'impressiona pourtant au point (c'est dire que je n'avais vraiement aucun recul) que je ne pouvais me baigner dans aucune eau qui ne soit claire. Des que je ne voyais pas mes pieds, je restais au bord de l'eau. Un jour que je passais des vacances au bord d'un lac, j'eus la possibilité d'apprendre à naviguer, ce dont j'avais envie depuis très lontemps. Mais l'eau du lac n'était vraiment pas transparente et je restai à quai, désespérée.
Depuis, je nage en piscine et dans une mer transparente uniquement, ce qui est très rare. Mais le plaisir que j'ai quand je me glisse dans l'eau ne diminue pas au contraire, il s'exacerbe (enfin tout est relatif, quand je rentre dans une piscine à Paris, je ne parle pas de plaisir).
Le must, une piscine au milieu des oliviers en Italie. La terre et l'eau.
04 novembre

Après la pluie, le beau temps

Je m'en souviens toujours quand le soleil est là.
Comment suis-je pour être desespérée lundi et en joie le mercredi ?
Hier, il a plu toute la journée, aujourd'hui le soleil brillait. J'ai profité du mauvais temps pour ranger, jeter, nettoyer. Moi qui ai horreur du ménage, j'astique à tout va. J'ai envie de propre, de neuf, de renouvellement.
J'ai passé d'excellentes vacances, demain le travail m'attend.
02 novembre

Le dos tourné

Il suffit que j'ai le dos tourné cinq minutes, allez un week-end pour que tout change, que la vie tout à coup ne sera plus la même, un autre goût, une autre couleur. Ma fille a pris ses affaires sous le bras et a quitté la maison.
J'ai eu le temps de m'y faire, j'étais prévenue depuis plusieurs mois, elle cherchait un appartement. J'avais compté sur la difficulté de trouver un logement pour une apprentie, et j'avais raison mais elle est un peu comme sa mère quand elle veut quelque chose elle ne lâche pas facilement.
Quand je dis que j'ai eu le temps de m'y faire, disosn plutôt que j'étais prévenue.
Je suis sincèrement égoîste aujourd'hui. Je pense à moi plutôt qu'à elle. Je ne suis pas contente pour elle mais désolée pour moi. Aujourd'hui, et demain est un autre jour.
24 ottobre

L'échaffaudage

Un jour, mon père est tombé d'un échaffaudage.
Naturellement, ma mère et moi ne l'avons pas appris tout de suite, nous n'avions pas le téléphone. L'obscurité était déjà tombée quand je me suis posé la question où pouvait être passé mon père, car mon père rentrait tous les jours à la même heure sauf quand il allait au BHV.
J'ai posé la question à ma mère qui a été forcé de me répondre qu'elle ne savait pas. J'ai du sentir son anxiété mais je n'en ai pas été inquiéte plus que ça. A cet âge, je ne croyais pas que mon père pouvait mourrir.
Nous avons attendu, et enfin la sonnette de la porte a tinté. Je ne sais plus qui a ouvert mais je sais que je l'ai vu sur le palier. Il semblait gêné et cachait son bras droit derrière le dos. Puis, il est entré et nous avons vu son plâtre.
Ce jour-là, il pleuvait. Ils étaient deux sur l'échaffaudage, ils ont glissé et sont tombés. Mon père, droitier, s'est cassé le bras droit, l'autre, gauché, s'est cassé le bras gauche (à cette époque, les échaffaudage n'étaient pas sécurisés par des filets).
Ce jour-là, j'ai appris que mon père faisait un métier dangeureux, je crois que mon admiration a doublé de volume.
Je garde de cette époque un souvenir amusé. Ma mère devait couper la viande de son époux, lui lacer ses chaussures... Mon père essayait d'en rire, ce qui faisait que je devais en rire aussi. Pourtant, j'ai cette impression d'arrêt sur image que j'ai souvent eu dans mon enfance quand quelque chose me posait question.
21 ottobre

de part et d'autre

Un après-midi de travail où s'est concentré un échantillon de déclarations humaines désespérantes à entendre sur le moment (et pour des raisons bien différentes)
 
- qu'est-ce que vous avez fait à vos cheveux ?
- Euh rien, je ne vois pas pourquoi ?
- Franchement vous êtes mieux que la dernière fois. Mais qu'est-ce que vous avez fait à vos cheveux ? La dernière fois que je vous ai vu, c'est bien simple je ne vous ai pas reconnu, vous faisiez vieille, cinquante ans au moins. Bon, là c'est mieux.
 
- Non, je ne veux plus vous voir, vous m'énervez. D'ailleurs, je veux voir la directrice. Ce n'est plus possible, vous me cassez les pieds, j'en ai marre de vous et de vos façons de faire. Vous me prenez pour qui ? j'ai 52 ans et vous me donnez des ordres, non mais j'ai autre chose à faire.
 
- Vous avez appris ce qui s'est passé ?
- Pas vraiment, je me tiens rarement au courant de ce qui se passe ou alors je ne fais pas expres.
- Mais si vous avez du en entendre parler, le jeune qui est m*rt...
- mmm, je vois
- et bien c'était mon ami, je vous jure c'est dur de savoir que je ne le verrai plus jamais et que...
 
et qui me font sourire aujourd'hui quand je les écris (pour des raisons bien différentes aussi).
13 ottobre

Sacré non de non

J'ai fini par attraper ce foutu rhume qui me tendait la main depuis quelques jours. Il est là bien installé et restera dans mon giron jusqu'à ce que mes efforts le fassent vaciller. Mes yeux se ferment inexorablement, je respire mal, les problèmes des gens restent de l'autre côté du bureau. Seule la visite d'un jeune homme venu m'avertir qu'il avait trouvé un travail m'a rendu ma conscience pendant quelques secondes.
Je dois penser à l'anniversaire de mon petit bonhomme qui ne s'occupe pas de ce que sa mère éternue sans arrêt, lui aura six ans avec ou sans rhume.
Les copains à inviter, les bonbons à acheter, les cadeaux à trouver. Malgré mon nez souffrant, j'ai le coeur léger. jJe ne sais pas si c'est la fête à venir, ou le reste mais je sens palpiter en moi les braises qui me réchaufferont cet hiver.
03 ottobre

de tout et de rien

J'ai froid. depuis ce  matin.
J'ai passé un concours hier. Je croyais avoir progressé dans la gestion de mon stress mais lorsque j'en suis sortie j'ai constaté qu'un gros bouton gonflait ma lèvre superieure. Aujourd'hui, je le cherche du bout de la langue, mais je suis obligée de reconnaître qu'il a disparu.
 
L'aspirateur a lâché, un nouveau a intégré la maison et je profite de l'innovation plus légère et plus maniable pour passer l'engin dans la maison.
 
J'ai envie d'ailleurs, je regarde les destinations où la mer m'appelle, où les vagues me tendent les bras, où le sable m'invite.
 
Je bloque toujours sur mon texte mais maintenant je sais pourquoi.
 
J'ai fini les livres que j'avais achetés. Je ne sais plus quoi lire.
 
J'ai envie de changer de lieux de travail, d'appartement. Je crois que je vais refaire mon entrée. Une bonne idée au lieu de déménager.
 
J'ai acheté un pull en cachemire, je me dorlote, je m'environne de douceur.
 
Je voudrais rire et être drôle, je voudrais une vie exubérante mais ce n'est pas encore tout à fait au point. Pour l'instant, je sors, je vois des ami(e)s, je m'habitue à une vie sans mes grands.
27 settembre

Les trois livres magiques

- viens, on va faire un peu de lecture.
- oh non, j'ai pas envie. C'est nul le CP, c'est nul d'apprendre à lire.
 
Ce n'est pas la première fois que je l'entends dire ces phrases, suffisament inquiète pour ne pas les laisser s'envoler n'importe où. Je lui prends la main en lui disant, viens voir,  je vais te montrer quelque chose.
Il rechigne mais je serre la main qui tente de s'évader.
-Reste là, je vais chercher quelque chose.
Intrigué tout de même, il m'attend, assis, sur son lit.
Je reviens avec 3 livres.
- tu vois ces livres ? Regarde les bien. Ce sont les histoires les plus fabuleuses que j'ai lues dans ma vie, des histoires extraordinaires, incroyables.
Il me regarde avec des yeux ronds, je continue.
 
-Si tu n'apprends pas à lire, tu ne pourras jamais découvrir ces histoires. Regarde celui-là, tu as vu comme il est usé. Ce livre est à Léonard, regarde c'est écrit dessus. Il l'a lu au moins trente fois, c'est bien simple, il le connait par coeur. Réfléchis, mais ce serait dommage de passer à côté de ça.
 
Il a du réfléchir deux secondes parce qu'il a courru faire sa lecture.
 
20 settembre

Apprendre

Mon fils est en cours préparatoire, et apprend à lire écrire et compter. Ce qui distigue les enfants en ce début d'année, c'est que certains enfants savent déjà lire et écrire alors que d'autres pas encore.
Cet état de fait m'interroge, car mon fils se plaint de ne pas savoir lire, et je me demande tout naturellement se qui pousse les parents à privilégier un savoir plutôt qu'un autre. Pour certains, l'atout majeur est de savoir lire et écrire pour d'autres (par exemple moi) ce sera savoir nager, faire du vélo, courrir vite.
A méditer
 
 
16 settembre

La parisienne

Je marche de nouveau puis je cours. J'apprécie les orchestres le long de la voie, la musique me donne de l'entrain et je redémarre instantanément à chaque fois avec plus d'élan. quand les gens applaudissent, je ne me gêne pas, je le prends pour moi et cela me donne le courage de continuer.
Je vois une collègue que je ne connais pas mais qui passe devant moi régulièrement. A un moment, je suis à côté, je pense à engager la conversation mais je ne sais pas quoi lui dire. Je n'en peux plus, je voudrais m'arrêter mais le problème c'est que je ne peux pas. c'est une surprise, je ne savais pas qu'on ne pouvait pas toujours faire ce qu'on veut. Je réfléchis à la situation, je voudrais m'arrêter mais visiblement l'information a du mal à arriver. Il y a blocage quelque part. Enfin au bout de cinq minutes, je peux enfin m'arrêter de courrir et marcher un peu. La collègue me parle mais je ne comprends pas ce qu'elle me dit. Voyant que je ne réagis pas, elle hausse d'un ton et m'apprend que l'arrivée est pour bientôt et que je ne peux pas finir la course en marchant. Etonnée, je lève la tête et aperçois la banderolle d'arrivée, je cours immédiatement.
A l'arrivée, nous avons le droit à une médaille, je suis ravie, je ramène la preuve de ma participation à mon fils qui me regarde avec admiration.
Aujourd'hui, j'ai tout gagné.
 
15 settembre

La parisienne

C'est parti mon quiqui.
Je cours, j'avance, ça n'a pas l'air de trop mal se passer.
Par contre, je vois ma copine qui séloigne ou c'est moi qui s'éloigne d'elle. Comme elle plus grande que moi, je fixe sa queue de cheval légère qui gambade avec elle. Bientôt, je ne la verrai plus mais je m'y fais. Les filles avancent et moi j'ai l'impression de faire du sur place, c'est un peu vrai et un peu faux en même temps. Je cours donc j'avance mais en même temps je suis bien obligée de m'avouer que toutes celles qui se trouvaient derrière moi me dépassent. Je pense toujours, les pensées viennent et s'en vont très rapidement. Bientôt je ne pourrai plus penser. Au bout de 2km et demi, je marche un peu et je reprends pour m'arrêter au 3e km. C'est la pause, c'est fou ce qu'une bouteille d'eau peut faire plaisir et ne parlons pas des bananes et des fruits secs.
Il en faut peu pour me remonter le moral, je suis guillerette et je repars de plus belle.
Je ne peux plus penser mais je ne peux tout de même pas faire que courir alors je lis, les noms des  boutiques (il y a pas mal de chocolatiers), les noms des entreprises sur les tee-shirts, les affiches des supporters.
Je cherche les miens, mais je ne les vois pas. Je cherche, je cherche, je me dis que je vais les louper. je commence à fatiguer et le moral baisse. J4ai le coeur qui fond. Je marche un peu et je reprends. Il ne faut pas qu'il fasse plus chaud, j'ai déjà trop chaud. Je suis très rouge, je le sens.
J'entends mon prénom, je continue à courrir, mon prénom m'interpelle à nouveau, je me retourne et je vois mes nièces, venues soutenir leur mère, qui me saluent.
Mon coeur fait un bon, ça fait de bien de voir des visages connus. Dix mètres plus loin, je vois mes supporters, je suis soulagée et plus légère. J'ai des ailes aux pieds.
Je repense aux paroles de mon petit garçon, la veille au moment de s'endormir, qui m'a murmuré "tu fais ce que tu peux, si tu gagnes pas de médaille, c'est pas grave"
 
La suite demain...
 
14 settembre

La parisienne

Course de six kilomètres à laquelle participent quinze mille femmes pour autant de raisons certainement.
J'y suis allée sous l'injonction d'une amie en tremblant. Je ne connais pas le mot courrir, il n'existe pas dans mon vocabulaire ou alors je l'emploie pour mon fils accessoirement. Je ne pratique pas le jogging, le footing et tout ce qui a besoin de voir des pieds se déplacer rapidement au point qu'ils ne doivent pas être sur le sol en même temps, sinon ce n'est pas courrir.
Finalement quand on court on réfléchit beaucoup, pas forcément bien, mais beaucoup.
Qu'est-ce queje fais là au milieu d'une foule dense, sur un pont ?
entrain d'écouter hurler une fille et un gars sensés nous aider à préparer la course, à nous échauffer. Avec le monde qu'il y a, j'espère que le pont est solide.
Franchement, je ne me vois pas tomber au milieu de toutes ces filles.
Je n'y arriverai jamais, je ne sias même pas ce que c'est que courrir, ai-je appris au moins ? je n'en suis pas sûre, mais que font les parents ? ma mère m'a appris à tricoter et mon père à poser du carrelage mais courrir point.
Je vais ...je m'en vais c'est l'heure, poussée par la foule je suis bien obligée de suivre le mouvement.
 
La suite demain...
02 settembre

Le livre

Comme d'habitude lorsque j'entre dans une librairie, j'ai un moment d'hésitation. Souvent j'entre en pensant à autre chose et le fait de me retrouver dans un endroit auquel je n'ai pas pensé en y entrant, j'y suis un peu décontenancée. Je m'arrête et je me demande ce que je fais là. J'étais dans cet état d'esprit quand j'ai posé les yeux sur la femme qui me faisait face. Au lieu de me dire "tu es dans une librairie, profites en pour regarder les livres" je l'ai regardée. Je l'ai regardée parce qu'elle avait un comportement peu commun enfin, un comportement qu'on ne voit pas tous les jours. Elle était devant un rayon, "une tête de gondole" là où sont disposés les livres sortis récemment pour appater le client. Elle avait pris un livre en main et elle le caressait avec un sourire à la limite de la béatitude. Je crois que c'est le sourire qui a accroché mon regard. Je sentais bien que quelque chose clochait mais je n'arrivais pas à déterminer où, comment, pourquoi. Puis, un homme est apparu à côté d'elle. En fait il était accroupi, je ne l'avais pas vu, et il s'était levé. Il avait la canne blanche de sa femme à la  main, il la prise par le bras et lui a dit "viens, on va voir la vendeuse". J'ai décidé de les suivre mais je ne sais pas ni comment ni pourquoi, je les ai perdus de vue.
01 settembre

Venise

Sur le guide qui nous accompagnait, il était vivement conseillé d'aller déguster une boisson dans l'un des deux cafés de la place Saint Marc étant donné la fréquentation de personnes très connues et pour leur décor. Proust avait été dans le café Florian, inutile de vous dire que je n'ai pas hésité.
Je ne regrette pas.
 
 
Pendant quelques instants, nous étions dans une autre époque.
 
 
J'étais émue d'imaginer que mon écrivain préféré s'était assis sur la même banquette rouge que moi. Je sais, il ne me faut pas grand chose.
 
 
26 agosto

Venise

si Venise est une ville touristique, et ce depuis plusieurs siècles, elles l'est mais localement. Je suis arrivée par la lagune donc, là, oui, il y a du monde et beaucoup, mais la parisienne que je suis ne s'effraie pas de cette foule. La population qu'on trouve sur la place Saint Marc, les rues avoisinantes, le pont Rialto est dense. Mais ensuite quand on s'écarte de ce pôle, les rues sont vides, désertes et on découvre une ville endormie même en plein mois d'août et peut-être surtout au mois d'août car les vénitiens, quand ils ne vivent pas du tourisme, sont en vacances ou restent chez eux pour éviter la chaleur, certainement.
L'arrivée par la lagune
Il reste de la place pour marcher.
 
Il y a déjà moins de monde ici.
 
Et sur cette place, il n'y avait que nous.
 
 
25 agosto

Wine

 
Quand ma fille va aux Etats-Unis pour ses vacances, elle reste professionnelle malgré tout. Je vous conseille de faire un petit tour avec elle  sur le lien ci-dessous :
 
 
si vous ne comprenez pas l'anglais ce n'est pas grave, il y a des photos.

Venise

 
Sur le moment, doute, je n'y crois pas. D'ailleurs je ne crois à rien, ni à ce que je vois, ni à ce que j'entends. Je compare sans cesse, à ce que je pensais y trouver, à ce qu'on m'avait dit, à d'autres villes.
 Pendant ces deux petits jours, je n'aurais pas eu assez de recul pour profiter de la ville merveilleuse. Quand un peu plus tard, je regardai les photographies prises pendant ces deux jours, je trouvai la ville magnifique.
Depuis je ne pense qu'à une chose : y retourner.